Périple de Renaud Labrunie en tricycle Couché pour Leucémie Espoir


Périple de Renaud Labrunie en vélo Couché pour Leucémie Espoir

Départ de Renaud Labrunie et de sportifs locaux le dimanche 12 avril au matin

Samedi 11 avril nous étions chez mes parents à Plélauff pour assister à l’arrivée de l’étape 10 du périple de Renaud Labrunie en tricycle Couché pour Leucémie Espoir. Une étape d’un peu plus de 100km reliant Saint Laurent sur Oust à Plélauff que Renaud à parcouru dans la journée pour faire connaitre la fédération Leucémie espoir.

Mais qui est Renaud Labrunie?

Renaud Labrunie c’est d’abord un sportif, un vrai, qui aime les défis et le dépassement de soit même mais c’est aussi un homme de cœur qui réussit à allier sa passion – du tricycle couché – et sa mobilisation pour de bonnes causes : Les Clowns Stéthoscopes et La fédération Leucémie Espoir. Cette année, son défi était de taille puisqu’il s’agit de parcourir 1300km en 16 jours. Vous trouverez les détails de son périple 2015 sur son blog.

Pourquoi 1300K?

Les motivations de Renaud pour effectuer ces kilomètres sont multiples. Et c’est en discutant avec lui que j’ai pu le comprendre :

– D’abord le défi sportif : Et oui Renaud est un grand sportif, passionné par son tricycle et amoureux de l’effort. Chaque étape est un défi et il est important d’essayer de faire chaque étape jusqu’au bout. Tous les matins départ prévu pour 8h30. Si l’étape précédente n’a pas été terminée la veille, c’est même des 6h30 que Renaud reprend la route. Ne jamais lâcher, c’est important pour le moral et pour réussir un tel exploit.

– Ensuite le défi humanitaire : Renaud est concerné par la Leucémie dans son entourage, il est donc sensibilisé sur le sujet. Sa rencontre avec André Civray, président de la Fédération Leucémie Espoir, l’a convaincue du bien fait de ces associations. Par amitié avec André, il s’est lancé le défi de faire connaitre dans toute la France la fédération. A chaque étape l’idée est de partager avec les locaux (élus ou non).

Périple de Renaud Labrunie en tricycle Couché pour Leucémie Espoir

Renaud devant l’affiche de la Journée de l’espoir à Plélauff le 26 avril

L’étape 10 du périple

C’est donc le 10 avril que Renaud est arrivé à Plélauff. Il était tard, la journée avait été difficile : casse matériel et douleurs musculaires. C’est pourtant avec le sourire que nous avons vu arriver à toute allure cette étrange machine : le tricycle couché. Les élus locaux avaient organisé un repas autour de bonnes galettes, l’occasion d’échanger avec Renaud sur son périple, ses envies, ses motivations… J’avoue ne pas avoir hésité à lui poser plein de questions, même Loulou était intriguée et lui a demandé comment il faisait quand il pleuvait : )

Le lendemain matin, lors du départ c’est une équipe entière qui a accueilli Renaud dans les locaux de la mairie pour lui remettre un don pour le président de la Fédération. Renaud à ensuite été accompagné des cyclistes Plélauffiens sur une dizaine de kilomètres. Avant de le laisser continuer sa Vélodyssée…

Périple de Renaud Labrunie en vélo Couché pour Leucémie Espoir

Echange entre Renaud Labrunie et les locaux

Vous pouvez voir une vidéo sur le mur facebook de la commune de Plélauff : Vidéo du départ de Renaud

 

L’interview de Renaud par TitVal :

J’ai voulu retranscrire au mieux les échanges que nous avons eu lors de notre repas. Alors plus qu’une interview il s’agit plutôt d’une discussion. Voici les principales questions abordées, auxquelles Renaud à gentiment répondu.

Renaud, pourquoi ce défi?

D’abord par défi sportif. J’aime le sport. Et puis la rencontre avec André Civray m’a convaincu que la communication sur la Fédération Leucémie Espoir était un vrai challenge et une vraie richesse pour tous.

L’étape du jour, la 10ème était elle difficile? 

Je commence à ressentir les 10 jours du défi et les côtes de Mur-de-Bretagne dans mes muscles. Votre pays est magnifique mais très loin d’être plat. J’ai aussi essuyé quelques casses aujourd’hui. J’espère que la machine va tenir jusque la fin, mais j’y crois. Plus que 6 étapes avant la fin qui sera suivi par une semaine de vacances en famille au mont st Michel.

Les plus beaux souvenirs de vos étapes

J’aime les paysages, incontestablement. La vision du grand trou laissé par la vidange du lac de Guerlédan. Impressionnant. Mais j’aime surtout les moments d’échanges avec les gens. Le partage de quelques kilomètres avec des cyclistes, l’occasion de discuter un peu. Les échanges avec les locaux lors de mes escales. La générosité des gens. L’aide d’un passant lorsque j’ai un souci mécanique. Tous ces moments sont la richesse de ce périple.

Musique ou non dans les oreilles?

Non aucun casque. Je suis complètement déconnecté de l’actualité. A part la une du journal aperçu lors de ma précédente escale je ne sais pas du tout ce qui se passe. Sur l’un de mes périple j’ai mis le casque, et puis j’ai trouvé que je ne profitais pas assez du spectacle. Sans compter que cela peut être dangereux dans un environnement urbain, ou mon attention doit être maximale.

D’ailleurs, n’est ce pas trop risqué de circuler près du sol lorsque vous rencontrez des voitures?

Sur les routes types départementales, non je ne me sens pas en danger. J’avais fait quelques tests avant de partir la première fois et j’avais constaté que nous nous comportions bien l’un et l’autre (moi et l’automobiliste). Je ne me sens pas en danger. Dans les grandes villes c’est plus compliqué. J’évite au maximum, la circulation étant plus dense, les risques sont plus grands. Ce n’est dans ce cas simple pour personne, ni pour moi ni pour lui.

Et quand il pleut? Vous faites comment? Question de Loulou

J’ai tout mon matériel de pluie : Blouson et pantalon. Le chargement est quand à lui bien protégé. Mais c’est tout de même plus agréable de rouler sous un ciel clément.

Comment faites vous pour la nourriture?

Pour les sportifs il existe un tas de nourriture lyophilisées. C’est vraiment très pratique, principalement parce que ça ne pèse pas très lourd, et voyager léger est très important, et que la reconstitution est simple. Seulement lorsque j’ai approfondit la liste des ingrédients de ma paëlla j’ai eu un peu peur, et j’ai voulu le faire moi même pour maitriser les ingrédients. Pour ce défi, j’ai donc préparé toute ma nourriture moi même en séchant des légumes, du riz, etc… Puis en les mettant sous vide. J’ai également cuisiné mes propres barres de céréales. Et enfin, grâce à mon figuier (mode jalouse on), je me suis fabriqué tout un tas de pâtes de fruits. Il me reste également les repas que je passe en compagnie des gens qui m’accueillent, comme ce soir ou j’ai le plaisir de déguster de bonnes galettes bretonnes.

Et ou dormez vous?

J’ai la chance d’être très souvent accueilli généreusement par les locaux, qui me proposent le gite pour la nuit. Comme ce soir ou je vais dormir dans une petite caravane du camping local. Pour les fois ou je n’ai pas d’accueil, j’ai une petite tente sur ma remorque et un matelas auto-gonflable. C’est parfait. Il ne me reste qu’à trouver le camping municipal le plus proche.

J’ai essayé de retranscrire au mieux la conversation que nous avons eu. J’espère ne pas avoir « déformé » les propos de Renaud. Bonne route, et à bientôt peut être…

Le périple de Renaud est aujourd’hui terminé, et avec succès. L’avez vous rencontré au hasard d’une de ses escales? avez vous déjà participé à un défi sportif et humanitaire? racontez moi…

Un petit mot?